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Mon métier va-t-il disparaître ?

Nous n'allons pas vous mentir : cette question n'a pas de réponse. Personne ne sait quels métiers existeront dans dix ans, et les sites qui l'affirment ne le savent pas non plus.

Ce qui se mesure, c'est autre chose, et c'est plus utile : quelle part de votre travail une machine sait-elle déjà faire aujourd'hui, et quelle part lui reste hors de portée.

270 métiers analysés sur les 1 911 que compte le répertoire officiel. Le vôtre arrive.

    Ce que disent nos 270 fiches

    Chiffres cumulés sur l'ensemble des 7 838 savoir-faire classés dans les fiches publiées.

    • 0 métier dont toutes les tâches seraient faites par une IA. Aucun, sur les 270 publiés.
    • 7,9 % des savoir-faire sont réalisables par un modèle de langage sans intervention.
    • 28,1 % lui sont hors de portée, verrouillés par le corps, le droit ou la responsabilité.
    • 35 métiers publiés n'ont aucune tâche qu'une IA sache exécuter seule.

    L'indice médian des 238 fiches qui en portent un est de 38 sur 100, et 27 seulement dépassent 50. La réalité mesurée est un déplacement du contenu du travail, pas un effacement.

    Pourquoi les chiffres se contredisent d'un site à l'autre

    Vous avez peut-être déjà vu deux pourcentages incompatibles pour votre métier. Ce n'est pas que l'un ment : c'est que trois choses différentes portent le même nom.

    1. La base de calcul. Un score est une fraction. Beaucoup de méthodes écartent en silence les tâches qu'elles n'ont pas su évaluer — ce qui remonte mécaniquement le résultat, puisque ces tâches sont souvent celles qui échappent à la machine.
    2. Le périmètre du métier. Au répertoire français, « infirmier » renvoie à huit fiches distinctes, « menuisier » à huit également. Deux simulateurs peuvent répondre sur deux métiers différents sans le dire.
    3. La définition de l'exposition. Emploi exposé, menacé, valorisé : ce ne sont pas les mêmes notions. Les estimations disponibles situent la part des emplois exposés entre 5 % et 60 %. Un rapport de un à douze.

    Nous avons détaillé le mécanisme à partir d'un cas réel — un même métier crédité de deux scores éloignés dans un seul et même article.

    Ce que nous faisons différemment

    Nous partons du travail réel, pas du nom du poste

    Le répertoire officiel français décrit chaque métier par ses savoir-faire. Nous les classons un par un — Prendre une commande client, Découper une carcasse — au lieu de noter un intitulé.

    Les verrous passent avant la technique

    Une tâche légalement attachée à une personne titrée, ou qui exige d'être physiquement là dans un environnement imprévisible, est classée hors de portée même si la machine sait la produire.

    Nous refusons de trancher, et nous le disons

    Une tâche sur cinq est trop vaguement décrite pour être jugée. Elle est affichée comme telle et exclue du calcul — jamais comptée pour zéro, ce qui reviendrait à décider en douce.

    Chaque score affiche sa base

    « Calculé sur 29 des 42 tâches » figure à côté de l'indice. En dessous de douze tâches classées, la fiche paraît mais le chiffre non : il n'aurait pas la précision qu'il affiche.

    Chaque classement dit pourquoi

    Aucune tâche n'est classée sans une règle nommée et une raison lisible. Vous pouvez contester un classement précis, pas seulement un total.

    Nos erreurs restent visibles

    Quand nous nous trompons, la correction est datée sur la page concernée et listée publiquement. Voir les corrections.

    Questions fréquentes

    Mon métier va-t-il disparaître à cause de l’IA ?

    Personne ne peut le savoir, et aucune méthode disponible aujourd'hui ne permet de l'établir. La disparition d'un métier dépend de décisions d'organisations, de coûts, de règles et de négociations, pas seulement de ce qu'une machine sait faire. Ce qui est mesurable, en revanche, c'est la part du contenu de votre travail qu'un modèle de langage sait déjà exécuter. C'est ce que nous mesurons, tâche par tâche.

    Pourquoi deux sites me donnent-ils deux scores différents ?

    Presque toujours pour trois raisons. La base de calcul diffère — certaines méthodes excluent silencieusement les tâches qu'elles n'ont pas su évaluer, ce qui gonfle le score. Le périmètre du métier diffère — le mot « infirmier » renvoie à huit fiches distinctes du répertoire français. Et le mot « exposition » lui-même ne désigne pas la même chose : selon les études, la part des emplois exposés en France est estimée entre 5 % et 60 %.

    Comment lisez-vous un savoir-faire pour décider s’il est automatisable ?

    Nous partons du répertoire officiel français des métiers, qui décrit chaque métier par ses savoir-faire. Chacun passe par une grille en cinq critères. Trois verrous sont examinés avant toute question de faisabilité technique : la présence physique en environnement non structuré, la responsabilité légalement attachée à une personne titrée, et l'autonomie exigée du modèle. Un savoir-faire verrouillé est classé hors de portée même si la machine sait techniquement le produire.

    Que faites-vous des tâches que vous ne savez pas classer ?

    Nous les affichons comme non tranchées et nous les excluons du calcul, au lieu de les compter pour zéro. Un savoir-faire écrit « Assurer le suivi des dossiers » ne dit pas assez pour décider. C'est le cas d'environ une tâche sur cinq, et chaque fiche indique sur combien de tâches son score est réellement calculé.

    Un score élevé signifie-t-il que je vais perdre mon emploi ?

    Non. Un score élevé signifie qu'une part importante des tâches décrites au référentiel est réalisable ou assistable par une machine aujourd'hui. Il ne dit rien du calendrier, rien de l'adoption réelle par les employeurs, et rien de ce qui vous sera demandé demain. Les études publiques françaises ne mettent à ce jour en évidence aucun effet agrégé mesurable de l'IA sur l'emploi.

    Que faire si mon métier n’est pas dans votre liste ?

    Le répertoire compte 1 911 fiches et nous en publions une partie, choisie pour couvrir tous les grands domaines professionnels. La recherche accepte aussi les autres appellations : tapez le nom exact de votre poste, il renvoie souvent vers la fiche qui le contient. Si vous ne trouvez rien, écrivez-nous, nous priorisons les métiers demandés.

    Par où commencer

    La lettre

    Ce qu’on vous enverra

    Une lettre par mois : ce qui a bougé dans nos chiffres, ce qu’on a corrigé, et un métier regardé de près.

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