Nous partons du travail réel, pas du nom du poste
Le répertoire officiel français décrit chaque métier par ses savoir-faire. Nous les classons un par un — Prendre une commande client, Découper une carcasse — au lieu de noter un intitulé.
Nous n'allons pas vous mentir : cette question n'a pas de réponse. Personne ne sait quels métiers existeront dans dix ans, et les sites qui l'affirment ne le savent pas non plus.
Ce qui se mesure, c'est autre chose, et c'est plus utile : quelle part de votre travail une machine sait-elle déjà faire aujourd'hui, et quelle part lui reste hors de portée.
270 métiers analysés sur les 1 911 que compte le répertoire officiel. Le vôtre arrive.
Chiffres cumulés sur l'ensemble des 7 838 savoir-faire classés dans les fiches publiées.
L'indice médian des 238 fiches qui en portent un est de 38 sur 100, et 27 seulement dépassent 50. La réalité mesurée est un déplacement du contenu du travail, pas un effacement.
Vous avez peut-être déjà vu deux pourcentages incompatibles pour votre métier. Ce n'est pas que l'un ment : c'est que trois choses différentes portent le même nom.
Nous avons détaillé le mécanisme à partir d'un cas réel — un même métier crédité de deux scores éloignés dans un seul et même article.
Le répertoire officiel français décrit chaque métier par ses savoir-faire. Nous les classons un par un — Prendre une commande client, Découper une carcasse — au lieu de noter un intitulé.
Une tâche légalement attachée à une personne titrée, ou qui exige d'être physiquement là dans un environnement imprévisible, est classée hors de portée même si la machine sait la produire.
Une tâche sur cinq est trop vaguement décrite pour être jugée. Elle est affichée comme telle et exclue du calcul — jamais comptée pour zéro, ce qui reviendrait à décider en douce.
« Calculé sur 29 des 42 tâches » figure à côté de l'indice. En dessous de douze tâches classées, la fiche paraît mais le chiffre non : il n'aurait pas la précision qu'il affiche.
Aucune tâche n'est classée sans une règle nommée et une raison lisible. Vous pouvez contester un classement précis, pas seulement un total.
Quand nous nous trompons, la correction est datée sur la page concernée et listée publiquement. Voir les corrections.
Personne ne peut le savoir, et aucune méthode disponible aujourd'hui ne permet de l'établir. La disparition d'un métier dépend de décisions d'organisations, de coûts, de règles et de négociations, pas seulement de ce qu'une machine sait faire. Ce qui est mesurable, en revanche, c'est la part du contenu de votre travail qu'un modèle de langage sait déjà exécuter. C'est ce que nous mesurons, tâche par tâche.
Presque toujours pour trois raisons. La base de calcul diffère — certaines méthodes excluent silencieusement les tâches qu'elles n'ont pas su évaluer, ce qui gonfle le score. Le périmètre du métier diffère — le mot « infirmier » renvoie à huit fiches distinctes du répertoire français. Et le mot « exposition » lui-même ne désigne pas la même chose : selon les études, la part des emplois exposés en France est estimée entre 5 % et 60 %.
Nous partons du répertoire officiel français des métiers, qui décrit chaque métier par ses savoir-faire. Chacun passe par une grille en cinq critères. Trois verrous sont examinés avant toute question de faisabilité technique : la présence physique en environnement non structuré, la responsabilité légalement attachée à une personne titrée, et l'autonomie exigée du modèle. Un savoir-faire verrouillé est classé hors de portée même si la machine sait techniquement le produire.
Nous les affichons comme non tranchées et nous les excluons du calcul, au lieu de les compter pour zéro. Un savoir-faire écrit « Assurer le suivi des dossiers » ne dit pas assez pour décider. C'est le cas d'environ une tâche sur cinq, et chaque fiche indique sur combien de tâches son score est réellement calculé.
Non. Un score élevé signifie qu'une part importante des tâches décrites au référentiel est réalisable ou assistable par une machine aujourd'hui. Il ne dit rien du calendrier, rien de l'adoption réelle par les employeurs, et rien de ce qui vous sera demandé demain. Les études publiques françaises ne mettent à ce jour en évidence aucun effet agrégé mesurable de l'IA sur l'emploi.
Le répertoire compte 1 911 fiches et nous en publions une partie, choisie pour couvrir tous les grands domaines professionnels. La recherche accepte aussi les autres appellations : tapez le nom exact de votre poste, il renvoie souvent vers la fiche qui le contient. Si vous ne trouvez rien, écrivez-nous, nous priorisons les métiers demandés.
Une lettre par mois : ce qui a bougé dans nos chiffres, ce qu’on a corrigé, et un métier regardé de près.
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